Nourrir la santé avec l’ostéopathie

photo_galerie1L’ostéopathie holistique

En ostéopathie, je pensais travailler de même, car je pratiquais de manière holistique (c’est à dire en considérant le corps comme une unité) avec chaque personne en fonction de son vécu. Je recherchais les causes ayant pu faciliter la survenue de la problématique (comme des problèmes posturaux ou de l’occlusion ou bien des perturbations viscérales..) en  quête de lésions primaires ou primordiales (c’est le Graal en ostéopathie, la lésion qui est à l’origine de toutes les autres). J’essayais ainsi de ré-harmoniser les déséquilibres pour que la personne retrouve son axe physiologique et son adaptabilité maximum pour vivre sa vie sans tracas.

Et puis un jour, une évidence s’est imposée à moi : en ostéopathie, toute mon attention était fixée sur le symptôme et ses origines et non pas sur ce que pouvait me dire le corps du patient par rapport à son vécu et à la gestion de ce même symptôme, comme je le pratiquais déjà au niveau psychique. Ce fut une révélation pour moi ! Et un changement de vision à 180 degrés dans mon travail !

De manière concrète, au niveau de mes consultations, les gens n’ont pas vu beaucoup de changements. Je travaille toujours avec des techniques fluidiques et énergétiques depuis bien longtemps et je continue à utiliser un toucher léger !

Une approche de l’ostéopathie différente

 

Mais la manière d’aborder mes patients est totalement différente … dans mon for intérieur. En effet, quand je pose mes mains sur leur corps, je ne recherche plus ce qui me semble « anormale » par rapport à une physiologie « normale », telle qu’elle est enseignée et recherchée par la majorité du personnel soignant. J’ai vidé mon esprit de toutes ces données et je ressens comment vit la structure corporelle sous mes mains avec toutes les contraintes qu’elle subit, c’est à dire comment la Vie s’exprime en cet instant dans ce corps-ci de cette personne-là.

Si le MRP (mouvement respiratoire primaire) est ample et serein, tout va bien; par contre, si ce n’est pas le cas, il y a un problème : le corps traduit sa souffrance par une restriction du MRP. Mais contrairement à ce que je faisais avant, je ne vais pas essayer d’y apporter une solution aussi douce ou légère soit-elle, je vais attendre (plus ou moins longtemps) pour percevoir comment les tissus peuvent réguler eux-mêmes les perturbations … et ils le font quasiment sans mon aide (je ne leur fournis qu’un point d’appui transitoire leur permettant de s’autoréguler), comme ils ont envie de le faire, à leur vitesse en fonction de leur propre potentiel de guérison.

Mon ressenti est complètement différent, car je perçois des mouvements et des tensions tissulaires (que je ne percevais pas avant) parce que je me contente d’observer au lieu de traiter. Puis viens le moment où tout se libèrent dans les tissus et je sais que pour cette séance, le but est atteint : la santé a commencé à triompher de la perturbation, du symptôme ou de la maladie ; le processus de la guérison s’est enclenché. Il va continuer après la séance jusqu’à la guérison complète si tout se passe bien. Sinon un ou plusieurs rappels seront nécessaires pour l’aider à aller à son terme malgré les résistances qui peuvent l’entraver.

J’ai dit précédemment que les patients ne voient pas de grands changements au niveau pratiques et techniques pendant leur séance ; par contre, pendant et après la séance, leur ressenti, lui, est différent. Le seul fait d’observer, d’encourager et nourrir la santé plutôt que de combattre et essayer de supprimer le symptôme est en lui-même un acte thérapeutique des plus positifs, il permet au potentiel de guérison d’exprimer toute sa vitalité temporairement limitée par les aléas de l’existence.

*MRP : Mouvement Respiratoire Primaire, mouvement involontaire rythmique tissulaire

 

Retrouver au départ la similarité entre l’ostéopathie et la métapsychologie

Par Bruno Giraudon, ostéopathe sur Castries (34), près de Montpellier

Plus d’informations sur www.osteopathe-montpellier.fr

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